Antaya
15 juin 2004, 22h25
Pour répondre à la question de Carpediem (http://www.lepouceux.com/forum/viewtopic.php?p=993#993), sur les péripéties que j'ai vécu avec Chantier Jeunesse, alors voilà ... Premièrement, je n'ai rien vu passé. Tout s'est fait tout seul! Je me suis endormi dans mon lit et réveillé dans un camp de concentration en Allemagne de l'est.
C'était un après-midi d'hiver, j'avais perdu le bouchon de ma bouteille de Sambucca et j'essayais, en vain, de trouver qq chose pour la reboucher. Alors, j'ai eu l'idée de prendre du Saran Wrap (du "film", pour les français), mais au lieu de couper la pellicule, je me suis coupé le doigt. Et c'est dans la salle d'attente du CLSC que je l'ai vu; le poster de Chantier Jeunesse. J'ai écris le # de téléphone sur ma main indemne, et j'ai appelé le lendemain. On m'a dit d'envoyer une lettre de motivation, puis tout a été si vite... tellement vite, que j'ai de la misère à me rappeler des détails banals. Habituellement, j'ai une bonne mémoire pour ça, les détails banals...
Quelques semaines après la lettre de motivation, jÂ’apprends que j'ai été sélectionné et que je dois me rendre au Stade Olympique pour une séance d'informations qui durait... 3 jours!!! Pas de problème, je n'étais plus en convalescence : mon doigt avait cicatrisé. Pis en plus, je sentais qu'une chose importante dans ma vie se préparait à mon insu. Dans ce temps là , je suis curieux!
Sur place, on se rend compte que c'est une grosse organisation parce qu'il y a tellement de monde, qu'on se sent petit. On nous informe à n'en plus finir, puis on fait 3 choix de pays qui nous intéresse. Moi, si je me souviens bien, j'avais choisi l'Allemagne en premier, le Sénégal en 2e, et finalement, la Chine. Dans la nuit, tout les choix sont analysés et répartis.
Le matin venu, le "dispatching" avait été fait et les participants devaient se séparer en groupe de pays hôte. Alors, j'ai pu faire la connaissance de tous ceux qui partaient en Allemagne. D'ailleurs, j'en ai rencontré quelques-uns à Berlin, Cologne et Stuttgart... Enfin, c'est une autre histoire.
Ensuite, nous devions faire un choix des chantiers disponibles dans ce pays. C'est là que j'ai vu le mot "Sachsenhausen" dans la liste, sans trop savoir c'était quoi. J'aimais ce mot... Surtout la façon de le prononcer (Sark-sen-how-zen). Quelques anciens participants étaient là pour raconter ce qu'ils avaient vécu dans leurs chantiers respectifs. Une d'entre elle me parla de son chantier à Sachsenhausen et c'est là que j'ai vraiment réalisé que mon premier choix sur le papier que je venais de remettre, était un camp de concentration en Ex-Allemagne de l'Est. Tout a été si vite... si j'avais su avant, j'aurais probablement changé de chantier. Mais jamais je n'ai regretté une fois vécu. (Je pense que ça m'aurait fait la même chose, peu importe le chantier ou le pays.) C'est à la fois, le plus beau et le plus mauvais souvenir contenu dans ma mémoire de Vie. Très mitigé comme sentiment.
Merci à Saran Wrap de m'avoir coupé le doigt. Ça m'a fait grandir.
Site de Chantier Jeunesse (http://www.cj.qc.ca/)
C'était un après-midi d'hiver, j'avais perdu le bouchon de ma bouteille de Sambucca et j'essayais, en vain, de trouver qq chose pour la reboucher. Alors, j'ai eu l'idée de prendre du Saran Wrap (du "film", pour les français), mais au lieu de couper la pellicule, je me suis coupé le doigt. Et c'est dans la salle d'attente du CLSC que je l'ai vu; le poster de Chantier Jeunesse. J'ai écris le # de téléphone sur ma main indemne, et j'ai appelé le lendemain. On m'a dit d'envoyer une lettre de motivation, puis tout a été si vite... tellement vite, que j'ai de la misère à me rappeler des détails banals. Habituellement, j'ai une bonne mémoire pour ça, les détails banals...
Quelques semaines après la lettre de motivation, jÂ’apprends que j'ai été sélectionné et que je dois me rendre au Stade Olympique pour une séance d'informations qui durait... 3 jours!!! Pas de problème, je n'étais plus en convalescence : mon doigt avait cicatrisé. Pis en plus, je sentais qu'une chose importante dans ma vie se préparait à mon insu. Dans ce temps là , je suis curieux!
Sur place, on se rend compte que c'est une grosse organisation parce qu'il y a tellement de monde, qu'on se sent petit. On nous informe à n'en plus finir, puis on fait 3 choix de pays qui nous intéresse. Moi, si je me souviens bien, j'avais choisi l'Allemagne en premier, le Sénégal en 2e, et finalement, la Chine. Dans la nuit, tout les choix sont analysés et répartis.
Le matin venu, le "dispatching" avait été fait et les participants devaient se séparer en groupe de pays hôte. Alors, j'ai pu faire la connaissance de tous ceux qui partaient en Allemagne. D'ailleurs, j'en ai rencontré quelques-uns à Berlin, Cologne et Stuttgart... Enfin, c'est une autre histoire.
Ensuite, nous devions faire un choix des chantiers disponibles dans ce pays. C'est là que j'ai vu le mot "Sachsenhausen" dans la liste, sans trop savoir c'était quoi. J'aimais ce mot... Surtout la façon de le prononcer (Sark-sen-how-zen). Quelques anciens participants étaient là pour raconter ce qu'ils avaient vécu dans leurs chantiers respectifs. Une d'entre elle me parla de son chantier à Sachsenhausen et c'est là que j'ai vraiment réalisé que mon premier choix sur le papier que je venais de remettre, était un camp de concentration en Ex-Allemagne de l'Est. Tout a été si vite... si j'avais su avant, j'aurais probablement changé de chantier. Mais jamais je n'ai regretté une fois vécu. (Je pense que ça m'aurait fait la même chose, peu importe le chantier ou le pays.) C'est à la fois, le plus beau et le plus mauvais souvenir contenu dans ma mémoire de Vie. Très mitigé comme sentiment.
Merci à Saran Wrap de m'avoir coupé le doigt. Ça m'a fait grandir.
Site de Chantier Jeunesse (http://www.cj.qc.ca/)