Voir la version complète : Petite réflexion
Anonyme =)
03 mars 2011, 11h46
Bonjour !!
L'environnement me préoccupe beaucoup. En particulier la surconsommation. De mon côté, je n'ai pas de cellulaire, voiture, kodak, Ipod, console vidéo, j'ai du linge qui me dure une éternité, je n'ai pratiquement pas de gadget inutils, je vis dans un petit appart, bref sans me priver de rien, j'essaie de ne pas consommer inutilement. Les autres me traitent de grateux mais bon, ce n'est pas vraiment mon but...
J'ai pas trop l'impression que les choses bougent du côté de la surconsommation. Les gens recyclent comme jamais mais du même coup consomment comme jamais. Jsuis peut-être fou mais il me semble que quelque chose pourrait être fait. Mais j'ai aucune idée quoi.
Encore une fois, je vous demande si c'est moi qui est cinglé, répondez-moi bien honnêtement. Jconnais des gens qui se disent très écolos. Ils recyclent, ont des voitures vertes, des sacs réutilisables, font attention pour manger local, etc. Mais ils ont 1 million de putain de gadgets. C'est pas à contre-sens de toutes leurs actes? Un GPS dans la voiture, un Xbox avec la guitare, le drum, etc, un Iphone, un cadre avec des ptites photos numériques, leurs enfants avec 300 jouets différents... Moi jdis rien, jveux pas faire mon écolo fatiguant, mais on dirait que ça me fâche intérieurement qu'ils se pensent 'écolo'.
Jsuis le seul à vivre et à penser comme ça?
Bonne réflexion et A+
Tisouit
03 mars 2011, 12h16
Héhé ;)
écolo, c'est une manière de vivre pas une mode.
Marieee
03 mars 2011, 14h55
Oooo mais t'es pas le seul à ressentir ça.
Il y a certaines choses assez enrageantes justement que j'observe chez certaines personnes qui disent faire leur petite part pour l'environement...
Comme le fait d'acheter des caisses de bouteilles d'eau (de l'aqueduc d'Amos !) pour les lunchs alors que remplir la même foutu bouteille avec l'eau du robinet c'est tellement plus intelligent... « Mais je les recycle mes bouteilles ! » disent-ils... Ha ha elle est bonne ! :choc:
Le gars qui est tout fier de son geste pour la planète parce qu'il a acheter un char Hybrid de l'année... Et bien il oublie que de garder son vieux char, l'entretenir et bien sur l'utiliser moins souvent coûte beaucoup moins environementalement, niveau énergie et ressources... (25 % de la pollution créer dans la "vie" d'une voiture nous viens de la construction elle-même...)
Il y a ceux qui se défendent de leur "routine écolo" : Fermer les lumières en quittant, faire attention à l'eau quand on se brosse les dents, recycler...etc. (qui ne sont pas de mauvaises choses à faire mais souvent elle servent à certains individus à se faire croire qu'ils sont écolos...) Cette routine ne vaut rien si de l'autre côté, la personne va magasiner 10 fois par mois, qu'elle imprime ses e-mails (qu'on recycle après, évidement ! :cool: ), qui jette sa vieille TV à écran cathodique parce que c'est trop "années 90", et qui passe son temps à changer tout son mobilier de maison...
Depuis que je suis enfant, j'use tout jusqu'à la corde, tant que je peux, (et c'est le cas de le dire - il y a un trou béant d'où je peus sortir mon pied presque en entier, dans mes souliers... et je les toff comme ca depuis décembre... Vive les bas de laine... :cool: ) Je porte des vêtements que j'ai depuis mon secondaire 4-5, je réutilise les vêtements de mon amie (sa mère a eu pitier de moi avec mes jeans trouées qui ont mal survécue à la Colombie-Britannique... au lieu de tout jetter, elle m'a tout donner... :cool: )
Je ne me considère vraiment pas comme écolo, je trouve même que je ne le suis pas assez, mais j'essaie d'acheter le moins possible, et de ne pas me cacher derrière ces routines écolos... Et ca m'enrage justement tout ceux qui consomment sans bon sang, mais qui retrouvent bonne conscience en regardant leur bac à recyclage plein à déborder...
;)
Padtroub
04 mars 2011, 07h01
Dans un monde où tout se vend et s'achète, on peut acheter sa bonne conscience écologique, c'est bien vrai.
C'est un sujet sur lequel on revient souvent, ma blonde et moi. Tous ces gens "concernés", mais combien agissent vraiment, et efficacement ?
Nous, c'est comme ce qui est écrit plus haut, on a fait des choix : le petit appart, pas de voiture, tous les achats mûrement réfléchis, consommation locale au possible, menu quasi végétarien, etc. Et puis on se remet en question fréquemment, on réévalue, on améliore (et on est heureux, en plus!). Bref, on tâche d'accorder notre vie avec nos valeurs. Quoi de plus normal ?
Et justement, quand on entend les gens autour de nous parler d'écologie, soulever les problèmes, avec leurs visages tellement concernés, et le ton sentencieux, mais dont le mode de vie ne s'accorde en rien avec ce qui est dit... On est frustrés nous aussi, et ma foi, on ne sait pas quoi faire.
En tout cas, nous on s'accroche. On tâche de ne pas parler à travers notre chapeau. On tâche de faire ce qu'on dit. Si on nous demande, on donne notre avis, mais on a bien compris que faire la morale, ça ne donne rien, que ça donne pire, souvent.
Soyez l'exemple du changement que vous voulez voir dans le monde, c'est de Gandhi, et c'est souvent ce qu'il y a de mieux à faire.
Radianxe
04 mars 2011, 09h57
Soyez l'exemple du changement que vous voulez voir dans le monde, c'est de Gandhi, et c'est souvent ce qu'il y a de mieux à faire.
Voilà Padtroub! Si on incarne le changement, plutôt que sans cesse l'acheter ou en parler, c'est la plus grande voix qui aura jamais et la plus grande force de changement. Et pour les autres, ils finiront bien par réaliser par la force de notre engagement... Mais s'agit d'avoir de l'énergie et beaucoup parce que c'est complètement à contre-courant
AquaGaea
05 mars 2011, 13h05
Être bien avec soi-même, c'est pas être à contre-courant, Radianxe!
Moi j'pense que c'est naturel. Donc, pas compliqué en soi.
;- P
J'avoue que niveau écologie, c'est dur en s'il vous plaît de pas se sentir affectés par l'irresponsabilité des autres; quand on marche dans une ville en béton, qu'on respire l'air délicieux qui sort des chars, qu'on mange des trucs remplis de métaux lourds et qu'on ne peut plus se baigner tout nu parce que les gens ont pleins de problèmes psychologiques avec ça, ainsi que pleins de bassins d'eau et rivières sont pollués bin comme faut, qu'on se sent obligés de dealer avec de la monnaie pour avoir accès à un bout de nature... C'est pas mal frustrant. Mais bon. C'est comme ça. On peut améliorer ça, et c'est trippant d'imaginer des solution et de partager ça avec les autres...
Waou, de même coup, je recite Padtroub...
"Soyez l'exemple du changement que vous voulez voir dans le monde, c'est de Gandhi, et c'est souvent ce qu'il y a de mieux à faire."
Oui, et ça fait tellement du bien, d'être ce petit bout de changement... Merveilleux, unique, original! Et, de voir en quoi les autres épanouissent leur petit changment à eux aussi... Ça émerveille tellement...
:- D
Jason Rivest
10 mars 2011, 21h50
De plus en plus de gens s'en inquiète et proposent des mesures.
La difficulté c'est que c'est un débat idéologique. Et nos adversaires sont plus nombreux et refusent simplement le débat. Ils n'admettent même pas que c'est une question d'idéologie.
L'utilisation de la voiture, au niveau actuel, est absurde. Mais pour le commun des mortels, en Amériwque du Nord et en Europe, elle va de soit. Quand les petits garçons jouent avec de petites voitures dès la petite enfance, et qu'on leur miroite déjà le jour merveilleux où ils seront assez grand pour passer le permis et avoir leur propre véhicule, symbole de liberté, d'indépendance.
Je t'invite à jeter un oeil de se côté pour continuer ta réflecion. http://www.decroissance.qc.ca/
Moi ce qui me fâche particulièrement, c'est les entreprises qui se servent de l'étiquette "écolo" pour se faire de la publicité.
Exemple:
J'ai travaillé deux longs mois dans un Tim Horton l'année passé. Un jour, on reçoit des boîtes rempli de napperons Tim Horton qui disent au genre que c'est Tim Horton... on est VERTS. Chacune des boîtes était à moitié rempli de napperons et l'autre moitié remplie de.... feuilles froissées pour protéger les napperons? Comme les feuilles qu'on met pour pas casser des tasses ou des verres... mais là, c'était pour protéger.. des napperons? Bref... toutes ces feuilles inutiles sont évidemment allées directement dans la poubelle..
-Il est où le bac à récupération pour que je jette toutes ces feuilles à?
-Y a pas de bac à récupération ici, c'est beaucoup trop de troubles. Jette ça à la poubelle.
Une entreprise verte, tu dis? Ah oui, et ça, c'est sans compter le fameux concours "déroule le rebord" ou, quand tu commande ton café dans ton thermos ou dans une tasse en porcelaine, on te donne quand même un verre en carton vide pour que tu puisse dérouler le rebord...
On ne mets pas de poubelles à l'avant du restaurant: laissez vos cannettes et bouteilles vides sur les comptoirs, nous les recyclerons parce que nous sommes une entreprise VERTE! .. Mais bon, y'a toujours pas de bac de recyclage en arrière... alors vos canettes et vos bouteilles, vont dans la poubelle.
Alors quand je vois des entreprises se vanter d'être vertes, le seul mot qui sonne dans ma tête c'est : bullshit.
Radianxe
12 mars 2011, 11h36
De plus en plus de gens s'en inquiète et proposent des mesures.
La difficulté c'est que c'est un débat idéologique. Et nos adversaires sont plus nombreux et refusent simplement le débat. Ils n'admettent même pas que c'est une question d'idéologie.
L'utilisation de la voiture, au niveau actuel, est absurde. Mais pour le commun des mortels, en Amériwque du Nord et en Europe, elle va de soit. Quand les petits garçons jouent avec de petites voitures dès la petite enfance, et qu'on leur miroite déjà le jour merveilleux où ils seront assez grand pour passer le permis et avoir leur propre véhicule, symbole de liberté, d'indépendance.
Je t'invite à jeter un oeil de se côté pour continuer ta réflexion. http://www.decroissance.qc.ca/
Je vois plutôt totalement le contraire. Moi la bataille des idéologie s'est terminé quand j'ai été en Albanie et en Moldavie.
J'ai cru comprendre que durant un temps elle a donné du souffle et de l'espoir a beaucoup de personne, peu importe le côté. Mais une bataille d'idée, reste une bataille vaine et stérile de mots, d'intellectualisme, de politiciens et de violence.
En écrivant ceci j'en fait moi-même. C'est pourquoi ce point ce défend pas avec des pancartes, il se défend pas avec l'orgueil de la victoire dialectique, il est juste ce que j'essaie d'être et par moi-même sera transmis. De là le:
"Soyez l'exemple du changement que vous voulez voir dans le monde" de Gandhi
Béa je crois qu'au début j'ai ris quand il m'ont donné un verre en carton vide "euh non j'en veux pas" Incroyable!
stefsuperstramp
16 mars 2011, 19h33
Dans la même opticle que tous les points que vous soulevez ici (je suis totalement en accord d'ailleurs), j'ai lu une phrase pasmal un jour, ça disait un truc du genre "Le déchet le moins nusible pour l'environnement est celui qu'on ne produit pas..."
C'est pourtant pas compliqué comme concept, mais dans l'idéologie environnementale, c'est comme si on pensait à recycler avant de se questionner sur la nécessité de nos achats...
Alors quand je vois des entreprises se vanter d'être vertes, le seul mot qui sonne dans ma tête c'est : bullshit.
Ha ouais tellement !
L'écologie c'est "tendance" et on dirait que plusieurs personnes ne le prennent inconsciamment que dans ce sens. Nombreux sont les gens qui se targent d'être écolo, végétarien, mais qui justement surconsomment en s'achetant tout les derniers gadjets à la mode.
Ma vision des choses et que si on fait quelque chose "écolo" mieux vaut savoir à quoi cela mène réellement et le faire avec humilité. En fait je dirais qu'il faut prendre conscience de ses actes et non faire quelque chose parce que c'est supposémment écologique ou plutôt que cela sonne "écologique".
Jason Rivest
20 mars 2011, 19h02
Je vois plutôt totalement le contraire. Moi la bataille des idéologie s'est terminé quand j'ai été en Albanie et en Moldavie.
J'ai cru comprendre que durant un temps elle a donné du souffle et de l'espoir a beaucoup de personne, peu importe le côté. Mais une bataille d'idée, reste une bataille vaine et stérile de mots, d'intellectualisme, de politiciens et de violence.
En écrivant ceci j'en fait moi-même. C'est pourquoi ce point ce défend pas avec des pancartes, il se défend pas avec l'orgueil de la victoire dialectique, il est juste ce que j'essaie d'être et par moi-même sera transmis. De là le:
"Soyez l'exemple du changement que vous voulez voir dans le monde" de Gandhi
Mais Gandhi ne sait jamais contenté de montrer un exemple personnel. Ghandi a organisé de vaste campagnes de désobéissance civile, incluant des boycott et des actions directes non-violente.
Et derrière ces actions se déroulait moult débats publics, et Gandhi lui-même écrivit des milliers d'articles et plusieurs livres. L'ensemble de ses écrits totalisent environs 50 000 pages en une centaine de volumes.
Et un grand nombre de ses idées ont inspiré les adeptes de la Simplicité Volontaire et la Décroissance Conviviale. "Vivre simplement, pour que les autres puissent simplement vivre."
Gandhi lui-même écrivit des milliers d'articles et plusieurs livres. L'ensemble de ses écrits totalisent environs 50 000 pages en une centaine de volumes.
Et c'est ça ton modèle d'écologiste? J'espère que ces pages ont été recyclées au moins!
Plus sérieusement, je ne vois pas comment on pourrait ne pas être d'accord avec tout ce que vous dites, sur le principe c'est alléchant. Néanmoins la société vit actuellement dans la prison qu'elle a elle-même construite. Être vraiment écolo pour une entreprise ne rapporte rien et c'est coûteux (surtout que détruire l'environnement est comptabilisé de manière positive dans le PIB, alors pourquoi s'en priver?). Des solutions ont été proposées, comme obliger ces entreprises à changer, qu'elles le veuillent ou non! Mais le calcul est simple, si une entreprise paye plus pour gagner toujours autant, le réflexe c'est de réduire les dépenses, mais si la loi oblige à protéger l'environnement, sur quoi va-t-on pouvoir compresser le budget? Tiens, bah ces gars là en bas, on en a plus besoin, et hop hop hop magie... Du licenciement à gogo.
Protéger l'environnement, oui mais les conséquences indirectes sont à prendre en compte. La vrai question c'est : "est-ce que la société non, les hommes veulent vraiment changer?"
Radianxe
22 mars 2011, 12h35
Plus sérieusement, je ne vois pas comment on pourrait ne pas être d'accord avec tout ce que vous dites, sur le principe c'est alléchant.
Je m'arrête là. Pour moi ce n'est pas un principe, c'est la façon dont je le vie et je le traduit. Ensuite je m'en fou, comment ça fonctionne, comment c'est possible. Je laisse ça aux psychologue, aux politologue, etc. Qu'ils vérifient le changement tandis que moi je le porte sans tenter d'en exporter les concepts prédéfinie cohérent, conciliant et blablabla blabla. C'est vraiment ennuyant et sa tue tout envie de vivre.
Un jour, il faut que tu arrêtes d'élaborer les possibilités et extrapoler le destin de l'humanité pour te consacrer à être véritablement le changement, être constamment les valeurs profondes qui sont en toi et en toute l'humanité. C'est ce que je suis ou plutôt essaie d'être
Un jour, il faut que tu arrêtes d'élaborer les possibilités et extrapoler le destin de l'humanité pour te consacrer à être véritablement le changement, être constamment les valeurs profondes qui sont en toi et en toute l'humanité. C'est ce que je suis ou plutôt essaie d'être
Si ce n'est pas indiscret, dans quel but fais-tu cela? Si il y a un but bien évidemment. La reconnaissance? Le sentiment à la fin, d'avoir accompli sa vie?
Radianxe
22 mars 2011, 19h30
Si ce n'est pas indiscret, dans quel but fais-tu cela? Si il y a un but bien évidemment. La reconnaissance? Le sentiment à la fin, d'avoir accompli sa vie?
C'est la question éternelle. Pourquoi fais-tu une chose sans aucune dividendes apparentes? Pourquoi Noé (ou Nuh) construisait t-il un bateau en pleine canicule? La réponse est derrière les apparences, comme la question d'ailleurs. Et s'il te plait me répond pas que je crois au châtiment divin en guise de réponse! :P
Noé était un anti-conformiste, et puis franchement c'est classe de dormir dans un bateau, de s'imaginer être entouré d'eau!
N'empêche tu esquives bien la question, ou alors tu n'as pas de but précis et tu suis tes envies en mode Carpe Diem.
AquaGaea
23 mars 2011, 16h53
Biologie; là où s'inscrit l'homme dans la danse de la vie.
Pourquoi s'inquiéter d'un but? N'est-il pas là, tangible dans chaque respiration que l'on prend? Dans chaque pulsion d'un coeur qui bat? Dans chaque inéluctable ronde des saisons, dans chaque fleur qui s'épanouit et qui donne un fruit? Dans le cycle veille/repos des jours et des nuits?
Dans n'importe quelle autre poésie naturelle qui soit commune à tous les peuples...
Radianxe
23 mars 2011, 19h09
:) C'est agréable Aquagaea! tu sais comment insuffler quelque chose d'énorme dans des simples lettres
Jason Rivest
23 mars 2011, 21h38
Et c'est ça ton modèle d'écologiste? J'espère que ces pages ont été recyclées au moins!
Ok, je sais que tu n'es pas trop sérieux, mais je ne pense pas que le fait d'écrire et de publier des livres soit malsain. Peut-être la notion d'avoir chacun son exemplaire, sa collection personnelle, alors qu'il y a pleins de bibliothèques accessibles...
Plus sérieusement, je ne vois pas comment on pourrait ne pas être d'accord avec tout ce que vous dites, sur le principe c'est alléchant. Néanmoins la société vit actuellement dans la prison qu'elle a elle-même construite. Être vraiment écolo pour une entreprise ne rapporte rien et c'est coûteux (surtout que détruire l'environnement est comptabilisé de manière positive dans le PIB, alors pourquoi s'en priver?). Des solutions ont été proposées, comme obliger ces entreprises à changer, qu'elles le veuillent ou non! Mais le calcul est simple, si une entreprise paye plus pour gagner toujours autant, le réflexe c'est de réduire les dépenses, mais si la loi oblige à protéger l'environnement, sur quoi va-t-on pouvoir compresser le budget? Tiens, bah ces gars là en bas, on en a plus besoin, et hop hop hop magie... Du licenciement à gogo.
Protéger l'environnement, oui mais les conséquences indirectes sont à prendre en compte. La vrai question c'est : "est-ce que la société non, les hommes veulent vraiment changer?"
D'abord, un texte (http://www.orionmagazine.org/index.php/articles/article/4801/)que j'ai lu tantôt, qui répondrait pas mal bien à ta question, je pense. Mais c'est en anglais.
Sinon, tu vas penser que je suis naïf, mais oui,je pense que les gens veulent un changement. Le problème, c'est que la plupart ne peuvent voir comment le gagner.
Et c'est normal, abruti par le travail, assomé de messages individualistes, chacun est assis devant sa télé, convaincu qu'il est le seul, ou l'un des rares seuls, à vraiment vouloir voir un changement. Et ils ne savent pas comment l'apporter.
Il y a plusieurs groupes qui travaillent sur différents aspects du problème. On se complète. Avec une stratégie, on peu gagner. On peut changer les choses. Il faut être patient, et il faut y mettre du sien.
Moi je suis avec MoratoireDuneGéneration.ca Entre autres choses, nous offrons des camps de formation à l'action citoyenne, qui servent à créer des liens entre citoyens et entre militants, et à apprendre comment on peut agir efficacement pour changer les choses, avec une stratégie non-violente.
N'est-il pas là, tangible dans chaque respiration que l'on prend? Dans chaque pulsion d'un coeur qui bat? Dans chaque inéluctable ronde des saisons, dans chaque fleur qui s'épanouit et qui donne un fruit? Dans le cycle veille/repos des jours et des nuits?
Les ignorants sont bénis! C'est peut-être bien la seule façon d'être heureux ici bas, alors comment pourrai-je critiquer cette poésie?
Pourquoi s'inquiéter d'un but?
Question psychologique en fait. Chacun ayant un passé différent certains se plaisent à vivre au jour le jour. D'autres ne voient en se réveillant le matin que, la lâcheté qui conduit à la mort brutale de ceux qui nous sont chers, l'injustice qui fait que certains doivent se battre pour survivre quand d'autres n'ont qu'à se servir... (pas besoin d'aller loin pour observer ce phénomène, il est juste à quelques mètres) Les exemples sont quasi-illimités. Si tu n'as pas de but, à mon avis c'est que tu te satisfaits de ce qui se passe, de ce que tu vis, et donc tu n'évolues pas, tu te caches la tête dans le sable en attendant que ta mort te délivre de cette prison. Mais bon là on s'éloigne du sujet, c'est plus une opinion qu'une réflexion.
Ok, je sais que tu n'es pas trop sérieux, mais je ne pense pas que le fait d'écrire et de publier des livres soit malsain. Peut-être la notion d'avoir chacun son exemplaire, sa collection personnelle, alors qu'il y a pleins de bibliothèques accessibles...
Non en fait il y avait 0% de réflexion dans ce que je disais à ce moment là, étant moi-même écrivain je ne critiquerai jamais le fait d'écrire (de les publier par contre c'est possible). C'était juste une petite graine de folie qui voulait sortir, c'est fait et je ne pensais pas que ça allait susciter un commentaire.
Sinon, tu vas penser que je suis naïf
Je ne juge personne par ce qu'il ou elle écrit, j'essaie simplement d'apprendre par des réflexions communes.
Avec une stratégie, on peu gagner. On peut changer les choses.
Mais contre qui se battre, si ce n'est nous-mêmes?
Et c'est normal, abruti par le travail, assomé de messages individualistes, chacun est assis devant sa télé, convaincu qu'il est le seul, ou l'un des rares seuls, à vraiment vouloir voir un changement. Et ils ne savent pas comment l'apporter.
Les pauvres, ils sont vraiment à plaindre.
La volonté pour moi, ce n'est pas seulement vouloir quelque chose, on appelle ça de la velléité. La volonté c'est une énergie qui fait qu'on se battra jusqu'à la mort pour arriver à son objectif. Car même si on meurt sans avoir réussi, on surprendra par notre courage d'autres gens, qui seront changés à jamais et se battront à leur tour. "Vise toujours la lune, car même si tu la rates tu atterriras dans les étoiles". Même si on est tous seuls dans ce monde, si chacun se bat seul, il propagera sa volonté à d'autres qui combattront dans le même sens et c'est ça qui fera avancer les choses. Alors arrêtons de nous trouver des excuses, on est TOUS coupables.
oui,je pense que les gens veulent un changement. Le problème, c'est que la plupart ne peuvent voir comment le gagner.
Avant de vouloir sauver le monde et savoir comment le faire, il faut se poser la question: "mérite-t-il d'être sauvé?" Et c'est à cette question que la plupart des gens bloquent. Le problème vient de nos pulsions primitives qui nous pousseront toujours à notre propre survie même en dépit des autres, ça date de beaucoup plus loin que l'individualisme. Qui ici est capable de me dire la date de la première guerre qui s'est déroulée dans le monde? Personne? C'est probablement parce qu'elle date du 1er jour de la naissance de la vie, elle a toujours existé et elle existera toujours. C'est le même cycle sans fin qui se répète conduisant la population à perdre espoir et préférer tenter d'accomplir sa vie au lieu d'essayer de vaguement sauver un monde pour lequel ils n'ont plus d'espoir.
AquaGaea
24 mars 2011, 12h00
Je trouve tes réflexions intéressantes, Zach. (Et celles de tout le monde!! :- D)
Pour ma part, Pourquoi s'inquiéter d'un but?, voulait plutôt dire: pourquoi se faire du mourron à propos du but lui-même? Avoir peur est stressant; à mon avis jamais bon, et ça empêche de voir clair. (C'est en fait rien que bon quand on réussit enfin à s'affranchir des peurs; on respire plus calmement.)
J'ai l'impression que s'inquiéter du but lui-même, est une peur issue de la non compréhension de nos pairs, à travers un filtre plus grand, qui dépasse le cadre de notre propre réalité: toutes les histoires d'horreur entendues ici et là à propos d'une violence "viscérale" et incompréhensible, la plus malsaine qui soit; entre humains. Donc, nous nous demandons "Dois-je prendre garde à une possible part noire en mon prochain, puisque le mal semble indu à l'humanité?"
Pour ma part, je ne crois pas au mal en tant que tel. Je crois qu'il y a une explication logique à chaque agissement, en fonction de la perception et du vécu de la personne. Mais que, la réponse biologique est bien plus grande que la réponse mentale, qui elle, vient après. (Cette dernière pour comprendre et choisir l'ensemble des actions que l'on fait, en lien avec la réponse biologique.) Et que cela n'est pas mal, ni animal dans quelque sens péjoratif, mais parfaitement normal et humain. Très Eros, aussi. (Eros=Pulsion de vie, Thanatos=Pulsion de mort; mais cette dernière, pour moi, est biologiquement impossible.)
Je crois aussi que prendre soin de sa propre vie, va dans la suite logique et normale des choses; l'arbre s'auto-suffit lorsqu'il est dans le bon milieu, et c'est lui qui "gère" les ressources qu'il emprunte à la terre, dans son propre "corps".
Donc, mettre sa propre vie dans les bonnes conditions: bien manger, être bien logé, se mettre dans un environnement de paix, de joie et de partage avec d'autres humains qui ont développé ces qualités, est logique et va dans le sens de prendre soin de la vie qui est en nous. Mais, cette simple action, sur le monde, a des conséquences qui sont très positives! Par exemple, bien manger: prendre soin à ce qu'aucun produit toxique n'entre dans l'alimentation; donc, encourager la permaculture et le bio = par le fait même, prendre soin des sols et de la terre.
On dirait que les gens ont peur de retirer du plaisir d'actions simples et concrètes, qui existent depuis la nuit des temps dans toute l'humanité. Est-on heureux lorsqu'on dort d'une belle et bonne nuit de sommeil réparatrice? Oui. Ou dumoins, on se sent mieux, par rapport à notre situation, peu importe ce qu'elle était. Puis ces plaisirs tout simples, naturels, existaient bien avant les guerres mondiales. Existeront toujours aussi, peu importe la forme qu'ils prendront!
Peut-être que nous ne nous comprenons pas tous encore, mais... c'est là qu'intervient la communication! Puis... Faire des efforts pour qu'elle soit pacifique et enrichissante est une belle preuve d'humanisme!
Je trouve tes réflexions intéressantes, Zach.
Avec le "k" c'est mieux. Ce n'est pas que je sois pointilleux mais quand même, je suis pointilleux!
Pour ma part, Pourquoi s'inquiéter d'un but?, voulait plutôt dire: pourquoi se faire du mourron à propos du but lui-même? Avoir peur est stressant; à mon avis jamais bon, et ça empêche de voir clair. (C'est en fait rien que bon quand on réussit enfin à s'affranchir des peurs; on respire plus calmement.)
J'ai l'impression que s'inquiéter du but lui-même, est une peur issue de la non compréhension de nos pairs, à travers un filtre plus grand, qui dépasse le cadre de notre propre réalité: toutes les histoires d'horreur entendues ici et là à propos d'une violence "viscérale" et incompréhensible, la plus malsaine qui soit; entre humains.
La peur? C'est naturel et ce n'est un sentiment que bien trop faible en comparaison de la volonté, dans le sens où j'en parle c'est-à-dire de la détermination. Comment peut-on avoir peur de se donner un but quand je vois (parce que là je ne parle pas d'histoires entendues) à quelques mètres de moi quelqu'un mourir de la façon la plus injuste qui soit, par les personnes les plus lâches qui soient sur Terre...? Encore une fois, ne pas vouloir stresser c'est déjà stresser, la fameuse tête velléitaire dans le sable quand la difficulté s'amène. Et ça je ne peux pas le supporter.
Cela me parait même étrange qu'un voyageur ai peur. Pour sortir du moule et des préjugés, je crois qu'il faut avoir vaincu la peur de l'inconnu (je ne dis pas de ne plus ressentir la peur, mais de pouvoir choisir au moment venu s'il est bon d'écouter cette peur ou non). Pour le commun des mortels, je pense que c'est plus qu'effrayant que de dormir seul dehors sans savoir si demain l'on va s'en sortir comme on le pense.
Donc, nous nous demandons "Dois-je prendre garde à une possible part noire en mon prochain, puisque le mal semble indu à l'humanité?"
Pour moi, cette question ne se pose plus, arrêtons la philosophie idéaliste du film "Le Jour où la Terre s'arrêta". Bien évidemment qu'il y a des gens biens dans le monde et heureusement mais ne soyons pas naïfs. Personnellement, je pars du principe qu'une personne en face de moi est mauvaise jusqu'à ce qu'elle me prouve qu'elle soit bien. Et ça évite un maximum de problèmes, ça m'a même sauvé la vie! Sans pour autant rester sur cette hypothèse, donnons une chance aux autres, mais pour ça il faut la mériter.
Pour ma part, je ne crois pas au mal en tant que tel. Je crois qu'il y a une explication logique à chaque agissement, en fonction de la perception et du vécu de la personne. Mais que, la réponse biologique est bien plus grande que la réponse mentale, qui elle, vient après. (Cette dernière pour comprendre et choisir l'ensemble des actions que l'on fait, en lien avec la réponse biologique.) Et que cela n'est pas mal, ni animal dans quelque sens péjoratif, mais parfaitement normal et humain. Très Eros, aussi. (Eros=Pulsion de vie, Thanatos=Pulsion de mort; mais cette dernière, pour moi, est biologiquement impossible.)
Les ignorants sont bénis! (je suis très très bénédictions en ce moment) Justifions encore le pauvre petit humain que nous sommes et trouvons nous des excuses, ce qui exclue toute possibilité d'évolution.
Je crois aussi que prendre soin de sa propre vie, va dans la suite logique et normale des choses
(...)
Mais, cette simple action, sur le monde, a des conséquences qui sont très positives! Par exemple, bien manger: prendre soin à ce qu'aucun produit toxique n'entre dans l'alimentation; donc, encourager la permaculture et le bio = par le fait même, prendre soin des sols et de la terre.
Ce qui est vrai pour un arbre ne l'est pas pour nous, puisque que contrairement à lui nous n'avons pas de régulation, aucun équilibre. Nous nous multiplions jusqu'à l'absence totale de ressource dans notre milieu, ensuite on se déplace.
Peut-être que nous ne nous comprenons pas tous encore, mais... c'est là qu'intervient la communication! Puis... Faire des efforts pour qu'elle soit pacifique et enrichissante est une belle preuve d'humanisme!
Au moins on se rejoint sur cette idée, simplement j'émets une réserve. Cette communication ne sera pas si simple, et elle prendra beaucoup de temps, pas parce qu'elle est compliquée, loin de là. Mais parce qu'il faut en avoir la volonté et la conviction profonde, et pour cela à mon humble avis on a besoin de trois choses présentes dans notre cœur pour y arriver : l'Amour (de la vie, avoir quelque chose à défendre, à protéger une raison d'exister) ; le Courage (sans force on ne peut pas défendre notre raison de vivre) et l'Espoir (avoir quelque chose à protéger et avoir la force c'est bien, mais inutile si le combat n'a pas d'issue positive ou si l'on ne croit pas qu'on puisse y arriver, l'Espoir joue le rôle le plus important : réguler l'Amour et le Courage). Encore une fois, c'est une opinion et pas forcément une réflexion qui vous apporte une vérité générale, c'est ce que j'appelle ACE, les trois principes de base de ma philosophie. C'est ma raison de me battre jusqu'à la mort. Pour le dire d'une façon très peu poétique je l'avoue : Et putain que ça vaut le coup!
Au moins on se rejoint sur cette idée, simplement j'émets une réserve. Cette communication ne sera pas si simple, et elle prendra beaucoup de temps, pas parce qu'elle est compliquée, loin de là. Mais parce qu'il faut en avoir la volonté et la conviction profonde, et pour cela à mon humble avis on a besoin de trois choses présentes dans notre cœur pour y arriver : l'Amour (de la vie, avoir quelque chose à défendre, à protéger une raison d'exister) ; le Courage (sans force on ne peut pas défendre notre raison de vivre) et l'Espoir (avoir quelque chose à protéger et avoir la force c'est bien, mais inutile si le combat n'a pas d'issue positive ou si l'on ne croit pas qu'on puisse y arriver, l'Espoir joue le rôle le plus important : réguler l'Amour et le Courage). Encore une fois, c'est une opinion et pas forcément une réflexion qui vous apporte une vérité générale, c'est ce que j'appelle ACE, les trois principes de base de ma philosophie. C'est ma raison de me battre jusqu'à la mort. Pour le dire d'une façon très peu poétique je l'avoue : Et putain que ça vaut le coup!
Zack, tu sembles avoir lu beaucoup de Nieitszche et d'auteurs romantiques et relativement nihilistes du XIXème siècle, mais ce n'est qu'une impression basé sur mes lectures de ce genre d'auteur.
Tes opinions me rejoignent beaucoup d'ailleurs, puisque je me dis parfois la même chose. Je n'ai cependant pas de principes définis comme les tiens. Je pense simplement que si on est passionné par quelque chose que l'on y tient que l'on y croit sincèrement, il faut s'y accrocher et se battre pour. Se dire que le combat n'a pas d'issu est inutile, cela ne mène à rien et on ne tend à ne rien.
J'aurai toujours du respect pour ceux qui ont des convictions, qui les expriment, qui en prennent conscience et qui agissent en conséquence et ce, même si je ne partage pas nécessairement leur opinion.
Oui l'humanité est imparfaite, brutale et souvent elle dégoûte, mais n'est ce pas ce qui fait parfois sa beauté?
Oui l'humanité est imparfaite, brutale et souvent elle dégoûte, mais n'est ce pas ce qui fait parfois sa beauté?
Les plus belles musiques au piano ne sont pas les plus compliquées, celles qui nous touchent au plus profond de nous-mêmes sont les plus tristes. On s'identifie à la tristesse de ces notes car elle nous rappelle des souvenirs tristes eux aussi, et c'est cela que l'on trouve beau (genre Mad World de Gary Jules ou Orchard of Mines de Globus) : un sentiment universel. On peut même se surprendre à pleurer en entendant l'une d'elle. Pourtant, nous replonger dans ce passé n'est pas forcément agréable, mais la musique nous donne comme une envie de conjurer ce passé douloureux et d'aller de l'avant. This is beauty!
Pour en revenir au sujet, se battre tous les jours, ce n'est pas forcément toujours très réjouissant. Mais avoir conscience de cette beauté, c'est déjà remonter la pente.
AquaGaea
25 mars 2011, 06h04
Personnellement, je pars du principe qu'une personne en face de moi est mauvaise jusqu'à ce qu'elle me prouve qu'elle soit bien. Et ça évite un maximum de problèmes, ça m'a même sauvé la vie! Sans pour autant rester sur cette hypothèse, donnons une chance aux autres, mais pour ça il faut la mériter.Je fais exactement le contraire; je pars du principe que personne, n'est mal intentionné, au fond. Je me suis aussi sortie de situations assez dangereuses, sans trembler, avec ce précepte. Quand la personne qui est en face de moi ne concorde pas avec ce que je lui accorde comme pureté, je trouve qu'il y a un problème; donc, je me permets de me méfier comme il se doit. Autrement, j'ne crois que personne n'a à se prouver ou à mériter une quelconque place; pour ma part dans mon coeur, tout le monde l'a déjà, cette place. J'te dirais aussi que dans 99% des cas, j'en ai pas, des problèmes, avec mes amis/famille/entourage; je ne fais pas exprès pour cotoyer les personnes que je trouve blessantes.
Je comprends aussi la nostalgie profonde que peut faire surgir en nous la musique. Mais comme toute "tristesse" puissante, elle n'est qu'éphémère; des larmes qui n'avaient pu être exprimées roulent sur tes joues; après tout ira mieux... Je suis d'accord que c'est très beau...
AquaGaea[/B];54342]Je fais exactement le contraire; je pars du principe que personne, n'est mal intentionné, au fond. Je me suis aussi sortie de situations assez dangereuses, sans trembler, avec ce précepte.
Je fonctionne de la même manière que toi AquaGaea.
Depuis quelques années, je suis une indécrottable optimiste. Pourquoi ? Tout simplement parce que sinon je n'arrive pas à vivre. Si je commence à voir le mauvais côté des choses, j'ai mal pour notre espèce tout comme pour la planète qui la porte.
Je mène sans doute le même genre de vie que toi Padtroub. Je suis intimement convaincu que chaque petit geste compte et que tout nos actes ont des conséquences.
Bien entendu, moi aussi j'ai beaucoup de mal avec les prétendu entreprises écolo qui ne le sont en réalité absolument pas (on appel ça faire de green-washing). Mais au niveau individuel, je suis relativement convaincu que l'immense majorité des gens agissent en leur âme et conscience.
Après, j'essaie de temps à autre, par l'exemple, de montrer une voie différente. Et surtout, je ne me pose pas en omnisciente de l'écologie, comportement qui m'horripile au plus haut point. Donc lorsque quelqu'un les pointes, j'admet mes propres contradictions, en essayant d'expliquer ce que je voudrais changer, ou parfois même, que je ne m'en rendais pas compte (comme dit la sagesse populaire, personne n'est parfait !). Souvent mes contradictions viennent du fait que je possédais déjà AVANT d'avoir une conscience écolo plus développée, un objet polluant. Alors j'explique aux gens, cette idée de "le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas". Je leur explique que même si ma machine à laver et/ou mon four ou mon frigo ne sont pas top au niveau de l'écologie, je préfère pour le moment les garder afin d'un côté, de ne pas géner un déchet, et de l'autre, de ne pas produire de nouveau quelque chose.
Tout ça, ce sont peut être des gouttes d'eau dans l'océan, mais l'océan est fait de goutte d'eau.
Un argument que j'aime beaucoup aussi, c'est expliquer aux gens "que l'on vote avec sa carte bleue". Si je n'achète pas cette marque mais plutôt celle-ci et pas ce produit mais plutôt celui là, ou que je choisis l'occasion à la place du neuf, j'envoie un petit message aux gros industriels. Et si d'autres gens le font, nous envoyons tous un gros message. En France, Mr Carr*four ne s'est pas mis à faire du bio parce qu'il est gentil, mais juste parce qu'il a vu que les gens veulent manger de manière plus saine. Et même si ce n'est pas parfait, c'est toujours ça de pris pour la planète !
Désolé pour le pavé, je me suis un peu emportée !
AquaGaea
26 mars 2011, 11h18
Hihihi, indécrottable optimiste!!! Waou! :D C'est tellement plus le fun quelqu'un de souriant, de vivant!
Je lisais ça hier... Saviez-vous qu'il faut solliciter plus de 80 muscles pour faire la gueule alors que sourire, n'en prend que 17 :- ) Ainsi que les innombrables bienfaits reliés à un sourire simple et naturel, et de rire! (C'est un des exercices cardio les plus performants!!!)
Tu dis que tu t'es emportée, Noam, mais il fait vraiment bien de te lire! Moi, avant, je jugeais ma propre soeur; je voyais qu'elle achetais des fringues-mode, qu'elle semblait se foutre de tout le monde, etc. Je lui disais, avec mes discours écologistes; de plus quand c'est dans ta propre famille, tu te gênes moins pour être complètement toi-même et je pense que j'ai été très désagréable avec elle des fois... :P
Mais elle n'a jamais fait tout ça par mauvaise volonté. Il n'y a pas que moi qui lui ait proposé des alternatives (nous avons eu des discutions plus chouettes dans lesquelles on parlait de linge récupéré, à 3$ à l'Armée du Salut et qui a l'air comme neuf, au fait que si tout le monde prenait soin de tout le monde, bon dieu que le monde serait merveilleux, etc, etc.) Mais bref, dans sa propre vie elle s'est ouverte par elle-même à une plus grande sensibilité à ce niveau.
Et maintenant, elle est tellement belle à voir aller! Elle choisit de mettre son linge à sécher sur un rack plutôt que dans la sécheuse, elle marche tout le temps, elle fait attention à l'eau qu'elle prend, flushe pas à chaque fois, etc. et maintenant elle met à profit ses talents de correctrice d'orthographe, bénévolement, pour des groupes qui ont à coeur les écosystèmes! Elle choisit aussi de prendre son linge dans des friperies, se prend un morceau ou deux par année, etc.
Tsé, moi je fais pas encore ça, pas mettre mon linge à la sécheuse l'hiver. Ni de pas flusher à chaque fois. J'suis là avec mes grandes idées et projets sociaux de Jardins Collectifs (pour une alimentation saine, locale, abordable et écologique), on travaille de pair avec la Ville. Pour une meilleure cohésion sociale entre les différents acteurs du milieu, favoriser l'implication citoyenne volontaire, la satisfaction qui vient avec la reconnaissance de l'estime personnelle; par des relations enrichissantes, de se sentir faire part de son quartier, sa ville, etc. Ou bien avec des projections de films que je considère importants, qui solidifient les liens entre les personnes présentes dans les salles; qui encouragent ceux qui sont déjà impliqués, qui leur apportent de nouvelles perspectives; ou bien qui rappellent des valeurs tellement belles et profondes qu'on se sent touchés et que ça fait du bien de se rappeler qu'on les avait déjà en nous, ces belles valeurs... Du cinéma-positif et enrichissant.
Mais, tout ça pour dire qu'il y a tellement pleins de petites choses différentes qui peuvent être faites, et qu'on a à apprendre de chacun... :- ) (C'est complètement vrai, que si tout le monde prenait soin de l'eau, il y aurait bien moins de problèmes reliés à ça; une économie; possibilité d'améliorer les infrastructures de façon écologique et architecturales qui ne demandent pas de produits toxiques, etc...) Ce que ma p'tite soeur incarne, comme pleins d'autres, qui ont à souci le monde à leur façon!
Waou! :D C'est tellement plus le fun quelqu'un de souriant, de vivant!
En comparaison de quelqu'un de précis tu veux dire?
Bercez-vous d'illusions si vous le voulez, n'empêche que je garde ma position et ce n'est pas de gaieté de cœur! Mais chaque jour des gens me rappellent que ma vision des choses n'est pas erronée, aujourd'hui même on vient de mettre fin à mon CDD. Pourquoi me direz-vous? La réponse est tout à fait justifiée : "il y a trop d'hommes dans l'entreprise" me dit-on il y a quelques heures. J'aime aussi le : "on ne m'a pas laissé le choix de vous accorder le temps de vous retourner, je vous l'annonce donc au dernier moment"
Alala, aimer les gens, ils vous le rendront.
Radianxe
02 avril 2011, 14h00
Ben voyons... Sinon à quoi bon vivre?
vivre libre de tous tracas gouvernemental et societe vivre libre :)
vivre libre de tous tracas gouvernemental et societe vivre libre :)
Voilà pourquoi vivre. Je crois que tu as ma réponse Radianxe.
Parce que le changement reste possible, mais arrêtez de croire naïvement que le monde entier est bon naturellement... J'ai voyagé certes moins que vous, même si ça fait bientôt trois ans que je voyage en France et mon opinion reste la même. Soyez capables de vous défendre lorsqu'on vous attaque, ni plus ni moins.
AquaGaea
02 avril 2011, 20h08
Gaea: "Waou! :D C'est tellement plus le fun quelqu'un de souriant, de vivant!"
Zack: "En comparaison de quelqu'un de précis tu veux dire?"
Non, je parle du monde en général.
Est-ce que j'ai mal interprété si j'ai l'impression que tu penses que ça rend faible de croire que le monde est fondamentalement bon? (Ma question est légère et ne demande pas nécessairement de réponse...)
:)
Jason Rivest
03 avril 2011, 11h08
Est-ce que le monde mérite d'être sauvé?
Mérite?
Doit-on mériter le droit de vivre? Ou même celui de vivre dans la dignité?
Et si ça se mérite, quelles en sont les conditions?
Est-ce que l'enfant a le droit à la vie? Si oui, à quel âge perd-t'il ce droit et doit-il commencer à le mériter? Est-ce le travail d'une vie, ou peut-on éventuellement considérer que c'est un droit acquis?
Et si on prend un enfant, et qu'on s'emploit toute sa vie à éteindre toute flamme de volonté en lui, et que ça marche, doit-on blâmer l'adulte qu'il est devenu?
Ce que je crois, fermement, après une réflexion très murie, et avec une conviction aussi profonde que la foi religieuse:
Oui, le monde "mérite" d'être sauvé. Chaque être humain a une valeur intrinsèque. Chaque espèce animale et végétale a une valeur intrinsèque. Et ce droit à une existence dans la dignité est un droit inalienable et inconditionnel.
Je crois en l'amour. Qui aimer, sinon son prochain? On peut aimer le spaghetti, on peut aimer la justice. Bof. Ça n'a rien à voir avec l'amour qu'on peut porter aux êtres.
Aimer, c'est faire confiance. Faire confiance, c'est un choix. C'est de surpasser sa peur. La peur du rejet, et surtout la peur de la trahison. C'est une marque de courage. Et ça nous donne du pouvoir sur nos vies, vaincre nos peur. Se permettre de faire confiance aux autres, de faire confiance à la vie, de se faire confiance, à soi.
Ensemble, on est aussi plus fort.
La confiance aussi, on a tendance à dire que ça se mérite. Mais je préfère voir cela comme quelqe chose qu'on s'offre entre nous, et à nous-même.
Je ne me fait pas d'illusions sur la nature des gens. Chacun d'entre est aussi faillible que moi. J'admire la volonté des individus, mais je respecte les limites et les faiblesses de chacun. Il ne s'agit pas de se trouver des excuses, mais d'admettre une réalité. Personne n'est fort tout le temps.
Et certaines personnes sont plus fortes que d'autre. Cette force n'est pas toujours méritée. On ne choisi pas ses parents, ou le pays de notre naissance. On ne choisi pas son sexe ou sa couleur de peau. On ne choisi pas de vivre, ou non, avec un handicap. La volonté, ce n'est pas seulement inné. Un manque de volonté, ce n'est pas nécessairement honteux ou méprisable. Ça doit attirer la compassion.
J'ai choisi d'admettre mes faiblesses, et j'essaie de les accepter sans culpabiliser. Je suis loin d'être parfait, et je suis en constante quête d'amélioration. Et ça marche! Je suis une meilleure personne chaque année, selon les critères que je m'impose.
Il m'arrive aussi de culpabiliser, parce que je procrastine tout le temps. Mais ça quoi ça sert au fond, de culpabiliser? Le passé c'est le passé, on ne peut rien y changer. On regarde vers l'avenir, et on fait de son mieux pour s'améliorer, que peut-on faire d'autre?
Il m'arrive de me sentir frustré de ceux de mes pairs qui stagnent dans leur développement, voire qui se complaisent dans la médiocrité. Mais il ne sont simplement pas rendu là. Peut-être n'y seront-ils jamais. Ou peut-être ont-ils seulement besoin d'un exemple vivant. J'essaie autant que possible d'être cet exemple.
Et le meilleur exemple à suivre, c'est quelqu'un qui est vraiment, réellement, heureux.
Et pas heureux dans l'ignorance ou le déni. Le choix du bonheur, malgré les difficultés. Je vois la souffrance des êtres, j'ai de l'empathie. Je vois le mur faire lequel on fonce à 100 km/h à cause de notre sacro-sainte croissance économique. Mais je suis reguliérement euphorique. Parce qu'il fait beau aujourd'hui. Tout simplement.
La tristesse a sa place. Il ne faut pas nier sa tristesse. On vit sa tristesse, on pleure, on parle, on partage. Et puis on tourne la page. Le bonheur comme notre état naturel.
La vie, pour moi, c'est quand même un petit miracle. Mon existence. Des milliards d'années d'évolution pour finalement donner... moi. La chose à la fois la plus formidable et la plus insignifiante de tout l'univers, un être humain.
On ne questionne pas un miracle. Il est, c'est tout. Je suis. J'existe. Cool.
Je souhaite, personnellement, me montrer digne de ce miracle. Je ne passerai pas ma vie à regarder et commenter la télé. Je vais faire mon possible pour être la meilleure personne que je puis être, et cela passe par l'action, par l'altruisme et l'écologisme.
Mais je ne peux pas nier que j'ai passé une bonne partie de mon enfance et adolescence à regarder et commenter la télé (je lisais aussi pas mal). C'est une réalité. Devrais-je mépriser l'être que j'étais? Peut-être était-ce une étape utile, voire nécessaire, à mon développement. Devrais-je mépriser les gens qui ressemblent à ce que j'étais?
En tout cas, je garde l'espoir que, comme moi, ils peuvent évoluer vers autre chose. C'est un optimisme basé sur l'expérience, et sur la recherche. Des gens ont changés. Des sociétés ont changé. Le monde a changé. C'est arrivé. Plusieurs fois. Ça peut arriver encore.
Et c'est sûr que ça prendra de la volonté. Mais ça prendra de la compassion aussi. Et de la patience.
AquaGaea
03 avril 2011, 19h07
J'apprécie réellement ce que tu as écrit, Jason!
Tout comme toi j'ai eue une forme d'expantion de moi-même ces dernières années dans lesquelles j'étais infailliblement heureuse pas mal tout le temps. (Surtout de partager tout simplement cette joie et les projets qu'elle suscitaient, aussi.)
Maintenant, je vis une épreuve assez grande, qui pourrait me jeter à terre si je ne me rappelais pas tous ces moments de joie, de paix, et que je n'étais pas capable d'apprécier ceux qui se présentent quand même à moi, tous les jours. Comme ça, on peut garder le cap; lui ne changera jamais de toutes façons... La communauté est tellement belle quand on sait la regarder avec les yeux de l'amour! C'est précieux comme moments, ça.
Même si on vit des épreuves plus roff, c'est pour s'en sortir; la vie n'aime pas ce qui stagne... Elle le fait savoir bien vite!!! :D
Est-ce que j'ai mal interprété si j'ai l'impression que tu penses que ça rend faible de croire que le monde est fondamentalement bon? (Ma question est légère et ne demande pas nécessairement de réponse...)
:)
La force et la faiblesse sont des principes tellement fallacieux... On est pas tout le temps fort ou tout le temps faible, c'est variable, difficile et inutile à quantifier. Tout comme ce que je pense, c'est variable, difficile et inutile à quantifier. Je ne cherche à convaincre personne, j'ai mes principes et un moyen infaillible de ne jamais les oublier, on peut me dépouiller de tout ce que j'ai, mes principes resteront gravés sur et en moi.
Conclusion : je ne cherche à convaincre personne.
Jason Rivest
07 avril 2011, 22h57
AquaGaea : si je peux me fier à ce que tu écris généralement, je crois que tu devrais t'inscrire à l'un de nos camps d'entraînement à l'action citoyenne (http://moratoiredunegeneration.ca/Moratoire_dune_generation/Accueil.html). Tu tripperais! On y rencontre les gens les plus respectueux, lumineux et génereux qui soient, c'est vraiment une belle ambiance.
Et en plus, on y apprend comment combattre les gouvernements corrompus et les multinationales avides avec humour et creativité... et comment gagner! On prend conscience de notre force en tant que citoyenNE!
AquaGaea
08 avril 2011, 09h26
Merci pour l'idée Jason :)
Félicitations aussi pour ce que vous faites...
Pour ma part, je participe à Vivre à l'Échelle locale (http://alimentsdici.info/echelle.locale/intro.2011), qui est un superbe événement à l'UQAM au printemps!
En effet, ça fait du bien d'être en compagnie de gens respectueux, généreux comme tu le dis... On avait une petite réunion avant-hier, pour mettre en commun les idées de ceux qui présentent des ateliers. C'était bien!
Cela me rappelle une histoire...
Cette planète est telle un bébé seul qui pleure dans l'immensité de l'espace, perdu et personne pour répondre à ses cris.
On a qu'une envie, c'est de le protéger. Au lieu de ça, nous les habitants de cette planète, qui ne survivent que grâce à elle. Nous la maudissons, nous l'ignorons et en fait nous ne prêtons pas attention à ces pleurs qui ne peuvent être entendus que si et seulement si, on les écoute...
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